Élégie

Poem by Thomas Moore, prose translation by Berlioz.

Quand celui qui t’adore n’aura laissé derrière lui que le nom de sa faute et de ses douleurs, oh! dis, dis, pleureras-tu s’ils noircissent la mémoire d’une vie qui fut livrée pur toi? Oui, pleure, pleure! Et quelque soit l’arrêt de mes ennemis, tes larmes l’effaceront. Car le Ciel est témoin que, coupable envers eux, je ne fus que trop fidèle pour toi.

Tu fus l’idole de mes rêves d’amour; chaque pensée de ma raison t’appartenait. Dans mon humble et dernière prière ton nom sera mêlé avec le mien. Oh! bénis sois les amis, oui, bénis sois les amants qui vivront pour voir les jours de ta gloire! Mais après cette joie, la plus chère faveur que puisse accorder le Ciel, c’est l’orgueil de mourir pour toi, c’est l’orgueil de mourir pour toi.

Page 1 of Élégie

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