Zaide

Boléro

Poem by Roger de Beauvoir

“Ma ville, ma belle ville,
C’est Grenade au frais jardin,
C’est le palais d’ Aladin,
Qui vaut Cordoue et Séville,
Qui vaut Cordoue, qui vaut Cordoue et Séville

Tout ses balcons sont ouverts
Tous ses bassins diaphanes,
Toute la cour des sultanes
S’y tient sous les myrthes verts.”
Ainsi près de Zoraide,
À sa voix donnant l‘essor,
Chantait la jeune Zaide,
Le pied dans ses mules d’or.
“Ma ville, ma belle ville,
C’est Grenade au frais jardin,
C’est le palais d’Aladin,
Qui vaut Cordoue et Séville,
Qui vaut Cordoue, qui vaut Cordoue et Séville”

La reine lui dit:
“Ma fille, d’où viens-tu donc?.”
“Je n’en sais rien.”
“N’as -tu donc pas de famille?”
“Votre amour est tout mon bien.
Ô ma reine, j’ai pour père
Ce soleil plein de douceur;
La sierra, c’est ma mère,
Et les étoiles mes soeurs.
Ma ville, ma belle ville,
C’est Grenade au frais jardin,
C’est le palais d’Áladin,
Qui vaut Cordoue et Séville,
Qui vaut Cordoue, qui vaut Cordoue et Séville.”

Cependant sur la colline
Zaide à la nuit pleurait:
“Hélas, je suis orpheline;
De moi qui se chargerait?”
Un cavalier vit la belle,
La prit sur son selle d’or;
Grenade, hélas, est loin d’ elle,
Mais Zaide y rêve encor.
Sa ville, sa belle ville,
C’est Grenade au frais jardin,
C’est le palais d’Áladin,
Qui vaut Cordoue et Séville,
Qui vaut Cordoue, qui vaut Cordoue et Séville.

Page 1 of Zaide

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